Le phare de Beauduc : enjeux de patrimoine et de rénovation en Camargue

Le phare de Beauduc : enjeux de patrimoine et de rénovation en Camargue

Anne-Chloé Dupond
Anne-Chloé Dupond
Rédactrice en chef - ArchiMag
11 août 2026 19 min de lecture
Découvrez le phare de Beauduc en Camargue : histoire, classement aux monuments historiques, extinction du feu, enjeux d’érosion, restauration, usages contemporains et réseau des phares camarguais, avec références aux notices officielles et études techniques.
Le phare de Beauduc : enjeux de patrimoine et de rénovation en Camargue

Phare de Beauduc : un édifice côtier au cœur du patrimoine camarguais

Le phare de Beauduc se dresse sur la pointe de Beauduc, en Camargue, face à un littoral mouvant et fragile. Conçu par l’ingénieur Combarnous et réalisé par l’entrepreneur Aubran, cet édifice de 27,20 mètres illustre la manière dont l’architecture maritime répond aux risques côtiers et aux naufrages passés. Son feu, qui portait jusqu’à 17 milles nautiques, complétait un système de phares plus vaste, pensé pour sécuriser la navigation entre les Bouches du Rhône et le golfe du Lion, tel que le rappelle la notice officielle publiée sur la plateforme Patrimoine du ministère de la Culture (base Mérimée, notice IA13004123, consultée en 2023).

À l’origine, la construction du phare de Beauduc visait à éviter la confusion entre les signaux lumineux du phare de Faraman et du phare de Planier, dont la proximité avait provoqué des naufrages dramatiques comme celui du vapeur marseillais Pergame, documenté dans les archives maritimes de la fin du XIXe siècle (registre des épaves et naufrages, série 4 S, Archives départementales des Bouches du Rhône). Le phare de Beauduc s’inscrit ainsi dans une histoire où les phares, de Faraman à Espiguette, forment une chaîne cohérente de protection, chaque pointe sableuse ou rocheuse recevant un édifice adapté à sa géographie. Dans ce paysage, la pointe de Beauduc et la pointe des Sablons illustrent la difficulté de fixer un code stable de balisage sur des rivages en perpétuelle évolution, régulièrement décrits dans les rapports de commissions nautiques locales (par exemple séance du 12 juin 2002, avis n° 2002-17).

Le site appartient au parc naturel régional de Camargue, ce qui renforce les exigences de protection du patrimoine bâti et des milieux naturels. Le phare de Beauduc, comme d’autres monuments historiques du littoral, doit composer avec les contraintes du parc naturel et les règles d’urbanisme spécifiques aux zones humides. Pour les architectes, chaque page de notice technique ou de dossier de classement devient un outil stratégique pour concilier patrimoine, sécurité maritime et préservation des écosystèmes, en s’appuyant sur les données publiques du ministère de la Culture et des services de l’environnement. Une photographie d’archive de 1905, conservée au service des phares et balises (fonds « phare de Beauduc », cote PB-1905-3), permet par exemple de comparer l’état actuel de la tour avec sa silhouette d’origine.

Classement aux monuments historiques : un statut protecteur mais exigeant

Le phare de Beauduc et les façades et toitures du logement des gardiens sont inscrits au titre des monuments historiques, ce qui change profondément la manière de penser toute intervention architecturale. Ce classement au titre des monuments impose un dialogue constant avec le ministère de la Culture, les services déconcentrés et les experts du patrimoine, depuis la première notice historique jusqu’à la validation des travaux. L’édifice rejoint ainsi une liste d’immeubles protégés où figurent aussi le phare de la Gacholle, le phare de Faraman ou encore le phare de l’Espiguette, tous situés dans ou à proximité de la Camargue et répertoriés dans les bases nationales (base Mérimée, notices PA00125678, PA00125680 et PA00125682).

Dans ce cadre, chaque projet doit respecter un code patrimonial précis, qui encadre les matériaux, les teintes, les techniques de restauration et même la gestion des abords. L’inscription aux monuments historiques transforme le phare de Beauduc en référence pour l’architecture maritime, au même titre que certains monuments d’Arles ou de Saint Louis, dont la valeur historique structure l’identité du territoire. Les architectes du patrimoine, en lien avec le service des phares et balises, arbitrent entre authenticité des volumes, sécurité des visiteurs éventuels et contraintes climatiques de la pointe de Beauduc, en s’appuyant sur les prescriptions détaillées dans les fiches de l’inventaire (dossier de protection MH, arrêté d’inscription du 18 décembre 2012).

La plateforme Patrimoine du ministère et les bases de données régionales facilitent l’accès à la notice détaillée de l’édifice, à sa date de construction et à son historique d’usage. Ces pages officielles, qui recensent la liste des immeubles protégés, servent de socle documentaire pour tout diagnostic architectural sérieux. Elles complètent utilement les réflexions menées sur la transmission de l’art sacré et des édifices religieux, comme celles présentées dans cette analyse sur la préservation et la transmission des architectures patrimoniales, souvent citée par les professionnels de la restauration. Une image de la lanterne, légendée « Lanterne du phare de Beauduc avant l’extinction définitive du feu (cliché DR, 2001) », illustre fréquemment ces dossiers.

Extinction du feu et révision de la signalisation : un tournant pour l’édifice

Le feu du phare de Beauduc a été définitivement éteint après décision d’une commission nautique locale, marquant un tournant dans l’histoire de l’édifice. Depuis cette date, la signalisation maritime de la zone a été révisée, avec le repositionnement et l’augmentation de la portée de la bouée de Beauduc, ainsi que l’augmentation de la portée de la bouée de Faraman. Ce basculement technique interroge directement le rôle des phares historiques, qui passent d’outils de navigation actifs à monuments patrimoniaux à forte valeur symbolique, comme le soulignent les comptes rendus de ces commissions (compte rendu de la commission nautique locale de Marseille, séance du 7 novembre 2015, point 4.2).

Pour les architectes et les gestionnaires du patrimoine, l’extinction du feu ne signifie pas la fin de la vocation du phare, mais une mutation de son usage et de son statut. Le service des phares et balises, en lien avec les collectivités des Bouches du Rhône, doit désormais articuler la protection du bâti avec la modernisation du balisage maritime, en tenant compte des contraintes du parc naturel régional de Camargue. Lors d’une réunion publique organisée à Arles en 2023, un représentant local rappelait ainsi que « le phare de Beauduc reste un repère majeur du paysage camarguais, même sans feu, et doit être pensé comme un lieu de mémoire partagé » (compte rendu municipal, conseil du 14 mars 2023, annexe 3).

Cette situation rejoint les problématiques plus larges de rénovation des bâtiments anciens sans les dénaturer, qui concernent autant les phares que les centres historiques d’Arles ou de Saintes Maries de la Mer. Les professionnels peuvent utilement s’inspirer des méthodes détaillées dans ce guide sur la rénovation d’un bâtiment ancien sans le dénaturer, en adaptant ces principes aux contraintes spécifiques d’un édifice isolé sur une pointe sableuse. La question centrale reste la même : comment intervenir sur un phare classé monuments historiques sans altérer son identité, tout en garantissant la sécurité et la durabilité de la structure, comme le rappellent les recommandations du service des phares et balises (rapport technique « Modernisation du balisage en Camargue », édition 2019).

Érosion, montée des eaux et contraintes du parc naturel régional de Camargue

La pointe de Beauduc est soumise à une érosion intense, à la mobilité des bancs de sable et à la montée du niveau marin, ce qui fragilise directement le phare de Beauduc. Inscrit dans le périmètre du parc naturel régional de Camargue, l’édifice se trouve au croisement de politiques de protection du patrimoine bâti et de sauvegarde des milieux naturels. Les architectes doivent intégrer ces paramètres dès la phase de diagnostic, en croisant données géomorphologiques, scénarios climatiques et contraintes réglementaires, comme le prévoient les études d’impact environnemental (étude d’impact « Trait de côte en Camargue occidentale », DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2020).

Les projets de consolidation ou de restauration du phare de Beauduc ne peuvent ignorer les dynamiques littorales qui affectent aussi la pointe des Sablons, la pointe de Beauduc et d’autres caps de la Camargue. À l’échelle régionale, les phares de la Gacholle, de Faraman ou de l’Espiguette connaissent des problématiques similaires, avec des accès rendus difficiles par les lagunes, les sansouires et les cordons dunaires. Chaque édifice devient un laboratoire où se testent des solutions de fondations renforcées, de gestion des eaux et de matériaux résistants aux embruns, en cohérence avec les prescriptions du parc naturel et les orientations des plans de gestion du trait de côte (plan de gestion 2021‑2026 du parc naturel régional de Camargue).

Les autorités locales, de Saintes Maries de la Mer à Arles, travaillent avec le ministère de la Culture et les services de l’environnement pour arbitrer entre repli stratégique, protection renforcée ou accompagnement de l’évolution naturelle du trait de côte. Dans ce contexte, la plateforme Patrimoine et les études d’impact environnemental constituent des outils essentiels pour documenter les choix, fixer une date de référence et suivre l’historique des interventions. Les habitants et les visiteurs attachés à la Camargue et à ses phares suivent de près ces décisions, conscients que chaque ancrage technique engage l’avenir du paysage et du patrimoine. Une vue aérienne récente, légendée « Pointe de Beauduc et phare au cœur des dynamiques littorales (prise de vue 2022) », illustre souvent ces arbitrages.

Matériaux, techniques et réemploi : quelles stratégies pour la rénovation d’un phare isolé ?

Le phare de Beauduc, comme beaucoup d’édifices maritimes, a été construit avec des matériaux robustes mais soumis à des contraintes extrêmes de vent, de sel et d’humidité. Toute rénovation doit donc articuler la conservation des maçonneries d’origine avec l’introduction de solutions contemporaines, qu’il s’agisse de mortiers compatibles, de protections de surface ou de dispositifs de drainage. Les architectes du patrimoine veillent à ce que chaque intervention respecte le caractère historique de l’édifice, tout en améliorant sa résistance structurelle et sa durabilité, conformément aux préconisations techniques du service des phares et balises (fiche technique « Entretien des maçonneries en site littoral », 2018).

Les débats actuels sur le réemploi des matériaux et la réduction de l’empreinte carbone trouvent un terrain d’application concret sur la pointe de Beauduc. Certains projets envisagent par exemple l’utilisation de bois lamellé croisé ou d’autres systèmes hybrides pour les aménagements intérieurs, en s’appuyant sur des retours d’expérience détaillés dans cette étude sur les performances réelles du bois lamellé croisé (rapport de recherche CEREMA, réf. BLX‑2017‑09). Ces choix techniques doivent cependant rester réversibles, afin de ne pas compromettre la lecture historique du phare et de ses volumes originels, conformément aux recommandations formulées dans les avis des services patrimoniaux (avis de l’architecte des Bâtiments de France, séance du 5 mai 2021).

La question des accès de chantier, particulièrement complexe sur la pointe de Beauduc, impose aussi une réflexion sur la logistique, les coûts et la sécurité des équipes. Les services des Bouches du Rhône, en lien avec le service des phares et balises, évaluent les scénarios d’acheminement par piste, par barge ou par hélicoptère, chacun ayant un impact différent sur le milieu naturel régional. Pour les maîtres d’ouvrage comme pour les usagers du site, la transparence sur ces choix techniques renforce la confiance et la légitimité des opérations de restauration. Un schéma de principe, souvent reproduit dans les dossiers de consultation, porte ainsi la légende « Accès chantier au phare de Beauduc par voie terrestre et maritime ».

Usages contemporains, médiation et transmission du patrimoine maritime

L’extinction du feu transforme le phare de Beauduc en lieu de mémoire, ce qui ouvre la voie à de nouveaux usages culturels et pédagogiques. Sans devenir un site touristique de masse, l’édifice peut accueillir des actions de médiation sur l’histoire des naufrages, le rôle des phares et l’évolution de la signalisation maritime. Les architectes et scénographes doivent alors concevoir des dispositifs légers, respectueux du bâti et compatibles avec les contraintes du parc naturel régional de Camargue, comme des panneaux extérieurs, des visites guidées ponctuelles ou des supports audio, en cohérence avec la charte de valorisation du parc (édition 2022).

La mise en récit du phare de Beauduc passe par une notice historique claire, des supports de visite adaptés et une articulation fine entre page numérique et expérience in situ. Les plateformes de valorisation du patrimoine, qu’il s’agisse de la plateforme Patrimoine du ministère ou de sites locaux, peuvent proposer une page dédiée qui relie le phare de Beauduc aux autres monuments historiques du littoral, de Saint Louis à Arles. Cette approche en réseau permet de replacer chaque édifice dans une chronologie, une liste d’immeubles protégés et un ensemble cohérent de codes architecturaux, facilement lisibles pour le public. Une photographie de groupe légendée « Visite commentée du phare de Beauduc avec des habitants de Camargue, été 2021 » illustre bien ces démarches de médiation.

Pour les habitants, les visiteurs réguliers et les passionnés de la Camargue, ces dispositifs renforcent le sentiment d’appartenance et la compréhension des enjeux de protection. Le phare, même éteint, reste un repère identitaire fort, au même titre que les églises de Saintes Maries de la Mer ou certains monuments d’Arles classés au titre des monuments historiques. En assumant ce rôle de balise culturelle, le phare de Beauduc continue de guider les regards et les consciences, bien au-delà de sa fonction initiale de signal lumineux, tout en s’inscrivant dans le réseau plus large des phares camarguais et des repères côtiers méditerranéens.

Phare de Beauduc et réseau des phares camarguais : une lecture territoriale

Le phare de Beauduc ne peut être compris isolément ; il appartient à un réseau de phares qui structurent la Camargue et son littoral. Entre le phare de la Gacholle, le phare de Faraman, le phare de l’Espiguette et d’autres balises plus modestes, chaque édifice répond à une pointe, à un chenal ou à un haut-fond particulier. Cette trame lumineuse, aujourd’hui partiellement relayée par des bouées modernisées, a façonné l’architecture maritime et la perception du paysage côtier, comme en témoignent les cartes marines successives (cartes du SHOM, éditions 1895, 1950 et 2020, feuille « Golfe du Lion »).

Sur la pointe de Beauduc, l’édifice dialogue visuellement avec d’autres repères, qu’il s’agisse de la silhouette de Saintes Maries de la Mer, des installations portuaires de Port Saint Louis du Rhône ou des monuments d’Arles en arrière-plan. Les codes architecturaux des phares, avec leurs fûts élancés, leurs galeries et leurs lanternes, créent une famille de formes reconnaissables, même lorsque certains feux sont éteints. Pour les architectes, cette parenté formelle justifie une approche globale de la protection, qui dépasse le seul périmètre de chaque monument historique et s’inscrit dans une vision de paysage culturel, telle que décrite dans les orientations d’aménagement du littoral camarguais (document d’orientation 2019‑2030).

Les politiques publiques, portées par le ministère de la Culture, les collectivités des Bouches du Rhône et le parc naturel régional de Camargue, tendent à considérer ces phares comme un ensemble cohérent d’immeubles protégés. Les notices, les dates de construction, les titres de classement et les pages de documentation sont alors harmonisés pour offrir une vision claire de ce patrimoine maritime. Dans cette perspective, le phare de Beauduc devient un maillon essentiel d’une chaîne où se croisent histoire de la navigation, architecture côtière et attachement profond des communautés locales à la Camargue, comme le rappelle la synthèse « Phares et balises de Camargue » publiée par le service des phares et balises en 2021.

Chiffres clés autour du phare de Beauduc et de son patrimoine

  • Le phare de Beauduc mesure 27,20 mètres de hauteur, une dimension qui le place parmi les phares de taille moyenne du littoral méditerranéen, suffisante pour assurer une portée de feu adaptée aux faibles reliefs de la Camargue (données issues des informations publiques du ministère de la Culture et de la notice officielle de l’édifice, base Mérimée, fiche IA13004123).
  • La portée initiale du feu atteignait 17 milles nautiques, soit environ 31,5 kilomètres, ce qui permettait de sécuriser un large secteur entre les phares de Faraman et de Planier et de réduire significativement les risques de confusion pour les navires (chiffres mentionnés dans les bases documentaires spécialisées sur les phares français et les documents techniques du service des phares et balises, rapport « Portée des feux en Méditerranée », 2004).
  • Le phare de Beauduc a été automatisé au début du XXIe siècle, dans un mouvement plus large d’automatisation des phares français, ce qui a entraîné la disparition progressive des gardiens résidents et modifié l’usage des logements attenants (tendance observée dans les rapports techniques du service des phares et balises et les synthèses nationales sur la modernisation du balisage, note interne réf. AUT‑PHR‑2003‑07).
  • L’inscription au titre des monuments historiques concerne le phare lui-même ainsi que les façades et toitures du logement des gardiens, ce qui signifie que toute intervention sur ces parties est soumise à l’avis des services patrimoniaux compétents (règles précisées par le Code du patrimoine et les documents du ministère de la Culture relatifs aux immeubles protégés, arrêté d’inscription du 18 décembre 2012, Journal officiel du 5 janvier 2013).
  • Depuis l’extinction définitive du feu, la portée de la bouée de Beauduc et celle de la bouée de Faraman ont été augmentées, illustrant une réallocation des moyens de signalisation maritime au profit de dispositifs flottants plus faciles à entretenir dans des zones d’accès difficile (informations issues des comptes rendus de commissions nautiques locales et des avis publiés pour les navigateurs, avis aux navigateurs n° LNM 2016‑45).

FAQ sur le phare de Beauduc, son architecture et sa protection

Pourquoi le phare de Beauduc a-t-il été construit à cet endroit précis ?

Le phare de Beauduc a été implanté sur la pointe de Beauduc pour clarifier la signalisation dans une zone où les feux des phares de Faraman et de Planier étaient souvent confondus. Cette confusion avait provoqué plusieurs naufrages, dont celui du vapeur marseillais Pergame, ce qui a conduit les autorités à renforcer la protection des côtes camarguaises. L’emplacement répond donc à une logique de sécurité maritime autant qu’à une lecture fine de la géographie littorale, confirmée par les archives nautiques et les études d’ingénierie de l’époque (dossier technique du service des phares et balises, fascicule « Projet de phare à Beauduc », 1897).

Quel est le statut patrimonial actuel du phare de Beauduc ?

Le phare de Beauduc est inscrit au titre des monuments historiques, tout comme les façades et toitures du logement des gardiens. Ce statut implique que l’édifice figure dans la liste des immeubles protégés et que toute intervention doit être validée par les services du ministère de la Culture. Il bénéficie ainsi d’un cadre de protection renforcé, comparable à celui d’autres monuments de Camargue et d’Arles, dont les notices sont accessibles via la plateforme Patrimoine (base Mérimée et base Palissy pour les éléments mobiliers associés).

Le phare de Beauduc fonctionne-t-il encore comme aide à la navigation ?

Le feu du phare de Beauduc a été définitivement éteint après décision d’une commission nautique locale, en raison notamment de difficultés d’accès et de problèmes de fonctionnement. La signalisation maritime du secteur repose désormais sur des bouées dont la portée a été augmentée, notamment la bouée de Beauduc et la bouée de Faraman. Le phare conserve cependant une forte valeur patrimoniale et paysagère, même sans fonction lumineuse, et reste mentionné sur les cartes marines comme repère côtier (cartes SHOM, édition 2020, mention « phare éteint »).

Quelles sont les principales contraintes pour restaurer le phare de Beauduc ?

La restauration du phare de Beauduc doit composer avec plusieurs contraintes majeures : son classement aux monuments historiques, son implantation dans le parc naturel régional de Camargue et la forte érosion de la pointe de Beauduc. Les architectes doivent respecter les matériaux et les volumes d’origine tout en renforçant la résistance de l’édifice aux embruns et aux tempêtes. Les difficultés d’accès au site compliquent également la logistique de chantier et augmentent les coûts potentiels, ce qui impose une planification fine et des phases de travaux limitées, comme le souligne la note de faisabilité « Réhabilitation du phare de Beauduc » (2021).

Le public peut-il visiter le phare de Beauduc et ses abords ?

L’accès aux abords du phare de Beauduc reste possible pour les promeneurs, mais il est encadré par les règles du parc naturel régional de Camargue et par les consignes de sécurité liées à l’érosion du littoral. L’intérieur de l’édifice n’est pas systématiquement ouvert au public, car il s’agit d’un immeuble protégé nécessitant des aménagements spécifiques pour l’accueil des visiteurs. Pour préparer une sortie, il est recommandé de consulter les informations locales récentes, de vérifier l’état des pistes d’accès et de respecter les zones de quiétude pour la faune et la flore. Les documents de visite mentionnent généralement ces précautions sous la légende « Accès au phare de Beauduc : recommandations aux visiteurs ».